L’astrologie et la logique
Le thème : rêve à réaliser ou irréalisable
Le changement du thème-projet en thème-rêve laisse songeur. Le thème retourne au Sujet, mais c’est le dormeur qui symbolise : les planètes conservent leur logique par signaux et notre Sujet est interactif à la différence de l’astropsychologie qui ne fait certes pas du consultant un branché sur les signaux célestes régénérant ses forces de réfractaire en dormant. Et, si par la voie du rêve l’inconscient revient sur le tapis, ce n’est pas l’inconscient des fourneaux et des pompiers (cf note 21), ni exclusivement celui des archétypes. C’est ce qu’il est avant qu’on en parle chez Lacan, une vieille connaissance qui regarde chacun, philosophe, biologiste, neurologue, pavlovien ou non :
C’est Pavlov qui à dit : "Nous savons fort bien à quel point la vie mentale constitue un ensemble bigarré de conscient et d’inconscient" (I.P .Pavlov. Œuvres choisies). C’est lui aussi qui identifie le psychologue se bornant à étudier seulement les phénomènes conscients à une personne s’avançant dans la nuit avec une lanterne qui n’éclaire que quelques endroits de la route. Or, avec une telle lanterne, dit Pavlov, ii est difficile d’étudier le lieu tout entier. (48)
Autre extrait, à propos de "l’étroit couloir de la réflexologie" :
"Indiquons tout d’abord l’inexactitude des assertions selon lesquelles l’approche matérialiste, traditionnelle pour la science russe dans les problèmes de la théorie du cerveau, la prédilection de cette science pour les méthodes objectives de recherches sur les fonctions du système nerveux central auraient impliqué dès le début, la négation ou tout au moins la sous-estimation de l’importance du problème de l’"inconscient". On pourrait présenter de nombreux arguments démontrant qu’un tel point de vue négatif et simpliste n’était propre ni aux fondateurs de la théorie des réflexes ni à ceux qui se sont efforcés de se guider sur cette théorie clans leur pratique médicale". (P. Bassine).
Tous les rêves ne se réalisent pas. Des innombrables destins promis ou inscrits par la polyvalence (49) des symboles dans un seul thème nous ne vivons qu’une seule version, la nôtre. Contre mille ou cent mille potentiels, un destin seulement... sauf si l’on compte les rêves et les projets qui relèvent de l’activité "paradoxale" du cerveau, le cycle de 90 minutes n’étant pas réservé au sommeil mais aussi à la vigilance consciente. Finalement, on ne perd rien à remplacer vivre, réaliser son thème... par vivre, réaliser son rêve. La comparaison vaut plus qu’une image.
Mathématique du S.O.R.I. par les dimensions
Le modèle mathématique analogue au S.O.R.I. est celui des dimensions que l’on écrit I-D (une dimension), 2-D (deux dimensions), 3-D (trois dimensions), avec autant de nombres entiers qu’il y en a, mais au-delà de la quatrième dimension, les perceptions et Representations humaines décrochent pour une transcendance (mathématique) inimaginable. Pour rendre l’abstraction sensible, les vulgarisateurs font appel à la géométrie élémentaire : une ligne n’a qu’une dimension ; une figure a deux dimensions, la longueur et la largeur ; un cube en a trois, longueur, largeur, hauteur ; s’il se déplace, le temps lui ajoute une quatrième dimension (52), et s’il change de couleur en se déployant, il en gagne une cinquième. Le rapprochement avec les référentiels du S.O.R.I. comparables à des pelures d’oignon apparaît dans cet extrait des Ponts vers l’infini de Michael Guillen, déjà cité :
"Un monde de dimension quatre (4-D) est plus riche de possibilités qu’un monde à trois dimensions (3-D). Pour quelqu’un d’un monde 4-D, les faits et gestes d’une personne d’un monde 3-D paraîtraient aussi plats qu’à nos yeux la projection d’une action sur un écran cinématographique de dimension (2-D). Inversement, la quatrième dimension est aussi inaccessible à la perception de quelqu’un de dimension trois (3-D) que pour nous la troisième dimension sur l’image cinématographique de dimension (2-D). Tout ce qui, venant de la quatrième dimension, pénétrerait dans un monde en trois dimensions semblerait venir de nulle part... Ce qui veut dire que les habitants d’un monde de dimension quatre (4-D) pourraient observer incognito un monde de dimension de dimension trois (3-D), tels des spectateurs dans une salle de cinéma. Pour créer l’illusion de la profondeur, il leur suffirait de chausser une paire de lunettes 4-D. Les autres mondes créés par les mathématiques de Riemann (51) n’étaient pas vraiment spatiaux au sens commun du terme, à la différence de ceux d’Euclide ou de Descartes. Selon Riemann , ii n’était pas nécessaire pour la dimension mathématique d’avoir pour seul référent un espace sensible ; elle pouvait tout aussi logiquement se rapporter à des espaces purement conceptuels, qu’il désignait du nom de multiplicité".
Les dimensions de l’astrologie sont supérieures à nos moyens actuels de compréhension. L’astrologie nous voit mais nous ne la voyons pas. Pour voir ou entrevoir ses espaces conceptuels, j’ai proposé les lunettes de la gravité (52) que Newton associait à Dieu en personne. Elle nous comprend, nous ne la comprenons pas. Question pour un champion de la logique : combien de dimensions accorderiez-vous à l’astrologie symboliste, combien au conditionalisme ? Anadeptes s’abstenir.
Le R.E.T. réunit ce que le S.O.R.I. sépare
Du Sujet à l’Intégration les dimensions croissent. Les affecter d’un nombre serait outrageant pour nos amours-propres. Bien qu’il y ait beaucoup de "Sujets" d’une linéarité confondante et des scientistes "Objet" qui ne voient pas plus loin que la longueur et la largeur de leur nez, la mathématique ne démontre pas tout : B. Russel l’a constaté, K. Gödel l’a démontré. Le S.O.R.I. est un qualitatif non-démontrable par les nombres cardinaux.
Les dimensions communiquent hiérarchiquement de haut en bas, la pelure d’oignon supérieure comprend les inférieures. En principe, dans l’ordre des référentiels du S.O.R.I. il y a bien accroissement de complexité mais ils ne communiquent pas, le degré de complexité étant ici un critère de disjonction. Dans le R.E.T. les boucles d’échanges entre le centre, le haut et le bas compensent les fonctions conservatrices des trois pouvoirs. Ainsi, les fonctions de changement du R.E.T. transgressent les clivages du S.O.R.I.. Les modèles étant différents, on peut supposer un nombre variable de dimensions pour chaque référentiel, ce qui rassurerait les Sujets soucieux d’être au moins les égaux de l’Intégration. II est certain que dans l’imaginaire subjectif le sentiment de supériorité s’éprouve plus fortement que le nombre réel inconnu des dimensions de l’Intégration. Cela peut être mis en relation avec le fait que le S.O.R.I. classe les référentiels par ordre croissant de complexité et ordre décroissant d’intérêt. La passion du Moi, fut-il simple et haïssable, est primordiale. La complexité de l’Intégration fait moins battre les cœurs. Reste à savoir si la correspondance entre complexité et désintérêt à un fondement physique. La fascination va au simple, et en référentiel "Sujet" les trois niveaux R.E.T. répondent aux niveaux d’excitabilité fort, moyen, faible... une base sur laquelle il est difficile de revenir sans remettre tout à plat.
De même qu’il existe dans les formules des fonctions R.E.T. une contradiction entre l’extensif et l’intensif (53), le R.E.T. à l’intérieur du S.O.R.I. en contrarie le cloisonnement. Les dimensions mathématiques sont comparables à des poupées russes qui s’emboîtent (la supérieure comprend les inférieures). Par contre, les poupées russes du S.O.R.I. s’emboîtent mais ne se comprennent pas sans le secours des fonctions transgressives du R.E.T. Elles sont les vecteurs de transposition des différents langages de la Nature, incommunicables sans elles. Le modèle R.E.T.-S.O.R.I. est donc plus complexe que celui des dimensions.
La grille des Maisons : une logique de classement qui ne convient pas aux Signes
Eudes Picard répartit l’incommensurable diversité des activités humaines en 144 secteurs par 12 immeubles de 12 étages. Avant de s’en tenir à douze, le nombre des secteurs à varie de 4 à 8 et 16. Rien n’interdit de subdiviser davantage. Par contre la combinatoire S.O.R.I.-R.E.T. impose au minimum 12 secteurs, ce qui élimine les fantaisies et montre que la logique vaut l’analogique.
La grille du S.O.R.I. fondée sur le critère des clivages de complexité croissante peut servir à classer tous les "membres" ou objets dont on veut souligner les composants spécifiques, inaliénables aux composants d’une autre classe. Veut-on, au contraire, souligner les éléments assimilables de ces composants, le R.E.T. extensif est indiqué. Ainsi, dans le schéma pédagogique des 12 secteurs égaux, les Maisons en quadrature marquent les disjonctions révélées par le S.O.R.I. dans les niveaux R.E.T. et les Maisons en trigone les communications internes révélées par l’introduction du R.E.T. dans chaque référentiel.
Que devient l’analogie avec les Signes ? Lorsqu’on chausse des lunettes, le monde visible change selon la forme et les couleurs des verres. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’en physique amusante on a constaté "l’effet" de l’instrument sur le réel observé. Ceux qui doutent d’une réalité objective en raison de sa versatilité apparente oublient que l’instrument est un objet qui prouve l’existence du réel par son efficacité (54). Il en est des concepts comme des outils, certains sont plus opérants que d’autres. On ne perçoit, ni ne conçoit, l’astrologie conditionaliste avec des lunettes en peau de saucisson analogiste. Le S.O.R.I. génère de nouvelles significations des Maisons, mais il ne vaut pas la sinusoïde pour l’analyse des Signes. Son application aux tempéraments d’Hippocrate adaptés, avec les Éléments, au zodiaque des saisons, ne ferait que confirmer ce que nous savons de leurs disjonctions sur fond d’incohérence : du Lymphatique (Eau) au Nerveux, l’accroissement de complexité ne décolle pas du référentiel "Sujet". Le Nerveux plus complexe que le Lymphatique - caricaturé en balourd -, n’est pas un récepteur idéal de l’Intégration. Le Lymphatique en serait proche, autant que l’Eau, plus que la Terre, selon la symbolique des Éléments. Le S.O.R.I., outil d’analyse d’envergure, écrase le jardinage :
Un modèle devient adéquat par ce qu’il révèle de propre à son objet d’application, et chaque modèle a ses performances et insuffisances selon l’objet de son crible.
La reconnaissance de la spécificité des modèles fait partie de la logique moderne et, par conséquent, de tout ce qui sépare le conditionalisme de l’astro-alogie (55) médiatique.
Etre ou ne pas être de son temps
Pavlov étant loin du S.O.R.I., les astrologues sont restés cois. L’affluence des systèmes de Maisons ne les encourage pas à la curiosité lorsque le conditionalisme est en cause. Que Karl Marx soit ou non dans le coup, le bilan des acquis conditionalistes, extérieurs à l’astrologie, à permis d’en changer les hypothèses fondamentales, désormais plus physiques, les méthodes d’analyse et d’interprétation. Ce bilan permet de participer, par la bande, aux forums de la logique mathématique, d’être au courant et à la pointe de notre temps... comme le furent les astrologues-astromètres d’autrefois.
Chez les astrologues traditionalistes de bonne foi, l’extériorité, la logique, la modernité caractérisent précisément ce que ne doit pas être l’astrologie, hermétique, symboliste, intemporelle, expressive de la sensibilité métaphysique de chacun. Ailleurs, comme il est immoral de tuer son chien (de Pavlov) sans dire qu’il a la rage, les positions hostiles se justifient par le mauvais caractère des conditionalistes et l’affirmation (ni vérifiée, ni démontrée) que leurs "théories" (au sens péjoratif) n’ont aucune retombée pratique. Inutile de reproduire la liste des ouvrages d’interprétation, manuels, articles, textes écrits différemment qu’en référence à des typologies (56) aux fondements étrangers à la base de l’astrologie : l’astronomie. Le véritable changement apporté par le conditionalisme est celui du passage de l’interprétation par tronçons bigarrés et mal juxtaposés, à une interprétation globale dont le praticien choisit à volonté le programme de complexité. La hiérarchisation permet de grouper les fonctions par dominantes, sous-dominantes, non-dominantes, par paires, trios, quartes ou quintes. Aucun système astrologique n’accède à ces synthèses.
Quant aux typologies, le langage conditionaliste oriente vers celles concernant les formes d’esprit plutôt que vers les caractérologies construites exclusivement sur l’affectivité et un inconscient libidineux. Cette orientation nous éloigne de l’horoscope confiné aux instincts basiques de l’Homme primitif. Le ciel élève, les gravités planétaires y contribuent, et "réaliser son thème" comme le préconisent certaines écoles astrologiques, implique qu’il faut en dégager le meilleur devenir, sinon la "réalisation du ciel" consisterait à défouler ses pulsions. La sublimation est un projet du thème, pas un acquis.
Pratique de fa différence
Avec les propriétés des modèles systémiques, le R.E.T., le S.O.R.I., le zodiaque réflexologique, se sont révélés des outils de création et d’analyse des typologies aux dimensions moins englobantes (59). Pour un aperçu de la différence entre les caractérologies et les fonctions noologiques, j’ai déjà cité René Descartes. Son dualisme et son cogito... "Je pense donc le suis" reconnu comme excluant la pensée d’un autre que lui, relève-t-il de l’agressivité ou du sens des contraires du Bélier ? Lorsque Charlie Chaplin, Bélier, Ascendant Balance, raconte que pour mieux faire ressortir son aspect chétif dans les scènes de pugilat il choisit de grosses brutes pour partenaires, est-ce de l’agressivité ou le sens des contraires, exclusif en Bélier, complémentaire en Balance ? Restons-en brièvement au zodiaque et aux personnalités citées à propos des paradoxes de la logique :
Bertrand Russel : 18.05.1872 (17h45, Trellek).
Kurt Gödel : 28.04.1906.
Alfred North Whitehead : 15.02.1861.
La phase paradoxale des Signes au centre des quartes est parfaitement représentée par ceux-là mêmes qui ont fait du paradoxe la thématique de leur œuvre et probablement de leur vie. Une probabilité qui devient certitude lorsqu’on lit la biographie de Ludwig Wittgenstein (60) à la fois tourmenté par la logique, par des questions d’éthique (il avait horreur du mensonge) et de religion. Sauf erreur, lit-on dans "Changements" (61), c’est Wittgenstein qui le premier s’est penché sur les implications pratiques, comportementales, du paradoxe. Ce pionnier qui ne dissocie pas l’âme de la pensée, est également un paradoxal du zodiaque. Un paradoxal du Taureau :
Ludwig Wittgenstein : 26.04.1889.
La dénomination de "paradoxal" pour le sommeil actif, vient d’un Scorpion qui se serait abstenu de choisir ce terme si, par hasard, il avait eu connaissance de la formule conditionaliste de son Signe :
Michel Jouvet : 16.11.1925, 4h30, Lons-le-Saunier.
L’argument "tous les Taureau ne sont pas paradoxaux et tous les paradoxaux ne sont pas du Taureau" vaut pour toute l’astrologie. Notre démarche, peu statisticienne, s’attache aux cas remarquables, à ceux qui parlent de leurs Signes ou planètes sans le savoir. On évite ainsi les projections et les interprétations ad hoc. Il y a quantité d’autres dates à tester dans cet esprit mais les chasseurs de données natales ne partagent pas nos prédilections.
Le paradoxe : expression noologique du caractère
Dans le trio des Taureau logico-mathématiciens en vedette, l’intérêt pour le paradoxe est commun, les caractères divergent. K. Gödel (grand ami d’Einstein), est un introverti phobique obsédé par l’idée (illogique) qu’on cherchait à l’empoisonner (son épouse jouait le rôle de goûteuse de plats). A l’opposé d’un Gödel indifférent à son époque, Russel est un sociable, politiquement engagé (62) ; entre les deux, Wittgenstein un héros de l’objectivité pure et dure, persécute par son ombre de douteur inflexible. Pour l’astro-psychologie "ça marche" sur trois pattes de Taureau : Gödel est un Taureau renfermé, un Nerveux d’Hippocrate mâtiné de complexe "oral" freudien négatif, Russel un Taureau passionné de Le Senne, combatif-pacifiste (Maîtrise de Vénus sur l’animal) ; Wittgenstein un pensée-intuition de Jung avec un gros surmoi sur le dos.
Pas de dispersion avec les formules réflexologiques : le paradoxe en fait partie... Il n’y a pas à se rabattre sur un cocktail d’Hippocrate, Freud, Jung, Le Senne, la formule conditionaliste d’un Signe dispose de suffisamment de dimensions pour éluder les apports disparates. J’en suis désolé pour les "psy" qui vont bondir, cette supériorité (quantitative) du nombre des dimensions, donc de la possibilité d’englober les dimensions inférieures en nombre, vient du référentiel "Objet", de l’astrométrie.
A part l’induction, peu de mots diffèrent du descriptif phénoménologique des arcs présence-absence du descriptif de leurs corrélations. D’un arc qui domine en durée peut-on dire autre chose qu’il correspond à une force dominante ? Des durées égales du jour et de la nuit, autre chose qu’elles égalisent les contraires ? Du sens des contraires à la globalité, les phases ne sont pas plaquées sur le zodiaque, elles se lisent directement dans les durées, elles se constatent, elles sont l’expression même du zodiaque. Le paradoxe fait partie du Signe, ce n’est pas une matière que chacun traite selon son tempérament, mais une façon d’Etre et/ou de penser. Ce sont les phases qui conduisent à lier l’affectif au noologique, le concret visible et l’abstrait invisible du comportement.
Ne serait-ce que pour l’interprétation des phases au plan des caractères, des thématiques et des comportements de l’esprit, le conditionalisme méritait mieux que d’être marginalisé (63), censure ou calmonié (64). Au lieu de nous contraindre à batailler pour être entendu au-dessus des mensonges, et d’avoir été trop patient devenir intraitable, il fallait, dés La Condition Solaire (1965) élargir l’étude et les applications de la voie ouverte. J’ai dit comment ce livre à été reçu (65)... SUITE
Notes :
48 - Le Problème de L’inconscient. Ph. Bassine. Editions MIR. 1973. à part de donner des leçons de "Çà", il parait qu’I.P .Pavlov ne faisait pas de psychologie !
49 - On emploie plutôt le terme de surdétermination. Un symbole à plusieurs significations, ce qui permet aux astrologues sans méthode ni définitions strictes, de reconnaître (après coup) avec le même aplomb, n’importe qui (un assassin, un pape, un général, un chanteur) dans n’importe quel thème. Les maîtrises et les Maisons sont indispensables à cet exercice.
50 - La critique "il n y a pas d’Objet dans un horoscope" vient d’un anadepte qui réduit le ciel à la dimension I-D de la représentation graphique. La complexité de l’astrologie conditionaliste tient à son respect du réel astrométrique, descriptible en un minimum de 4-D. En choisissant la gravité comme explicative, il nous faudra citer les tentatives d’unification des forces par les formules mathématiques qui mettent en cause un plus grand nombre de dimensions. On est allé jusqu’à onze, sans succès pour le moment. Pour être à la mode, soyons électromagnétiques.
51 - Bernhard Riemann. Né à Breselenz (Hanovre) le 17 septembre 1826, mort à Selasca, le 29 juillet 1866. Natif de la Vierge, B. Riemann à révolutionné les concepts sur l’espace (fief de la deuxième quarte). "Avec lui, la géométrie, de science de l’espace physique ordinaire, devient la science des espaces : en d’autres termes, Riemann agrandit le domaine de la géométrie et de l’esprit de recherche géométrique, en développant le concept d’espace" (Nouveau Dictionnaire des Auteurs. R Laffont. 1994). Pour la multiplicité, qui n’est pas le propre de la Vierge, voir le thème natal (conjonction Lune-Pluton en Bélier).
52 - Le schéma circulaire du R.E.T. est gravifique (transitions entre le centre, le haut et le bas). L’ordre et les symétries des fonctions planétaires sont restituées par le rapport L/g (on ne le saura jamais assez).
53 - Les majuscules de la formule (fonctions "départs" du R.E.T. extensif) divisent le champ solaire en trois partitions, les minuscules (fonctions "arrivées" du R.E.T. intensif) se rapportent aux gravités moyennes respectives des planètes.
54 - Efficacité du réel = "grand "E" de l’Objet" ou Maison II. Les manipulations physiciennes mesurent en termes de forces attractives on répulsives, les affinités, indifférences et répugnances d’objets mis en relation. Quel symboliste songerait à traduire la Maison XI en expérimentation d’objets complexes (les amis ou ennemis) s’il ne disposait pas du code "grand "E" de la Relation" ?
55- Néologisme de rigueur avec le "a" privatif d’une logique que les astrologues se flattent de ne pas avoir.
56 - Les typologies relevant du "grand R" ou "petit r", ce sont des modèles d’une pertinence variable. Leurs fonctions simplificatrices font partie du R.E.T. , mais le R.E.T. comporte d’autres fonctions que la simplification ; il n’y a pas lieu d’opposer typologies et R.E.T. ou de réduire tout le système à une de ses fonctions. Les typologies caricaturales sont amusantes et, amateur de BD satiriques, je suis le premier à men divertir. Parce que je ne les prend pas au sérieux, je ne les utilise pas dans toute démarche de compréhension d’une personnalité. Tout autre est la caricature - au sens de défigure dans le sublime ou l’ignoble - des signatures planétaires modélisées par une fonction solaire "non-E"... qui explique la rareté des cas exemplaires. On ne confondra pas mes caricatures d’A. Barbault à celle qu’il fait de lui-même lorsqu’il se décrit en Uranien : elle est pire.
57 - Les principes des Eléments, le Chaud. le Froid, le Sec et l’Humide, ne sont pas astrométriques mais climatologiques... pour définir des saisons purement symboliques, les saisons de l’âme.
58 - Cette globalité à séduit Claire Santagostini. Elle en a fait largement état dans L’horoscopie cartésienne (Ed. Traditionnelles. 1976) avant d’établir, sur des bases traditionnelles, les règles de l’astrologie globale. C. Santagostini est la première à avoir pris ouvertement et courageusement position pour La Condition solaire, ce qui lui a valu d’entrer aussitôt en polémique avec A. Barbault.
59 - Communication au Congrès de Bruxelles (novembre 1978). Exercices pratiques et théoriques dans les stages et séminaires avec les typologies d’Hippocrate, Le Senne-Huysmann, et les portraits de La Bruyère. Dans les mêmes stages : créations de types par combinaison des fonctions R.E.T. et des formules zodiacales. On peut créér une infinité de types avec des scénarii combinant différemment l’ordre des propriétés (Force, phase, qualité, mobilité).
60 - Philosophe autrichien. naturaliste anglais. Extrait du Nouveau Dictionnaire des Auteurs (cf. cité) : "Il mettait toute son âme dans tout ce qu’il faisait. Sa vie fut un voyage perpétuel, et le doute était à l’intérieur de lui, la force motrice. Ce n’est que rarement qu’il faisait un regard en arrière sur ses positions premières et lorsqu’il le faisait, c’était habituellement pour les répudier" (Georg Henrik van Wright).
61 - Changements (Op. cité).
62 - Bertrand Russel attacha son nom à une Fondation Russel pour la Paix et à la création du Tribunal Russell qui condamna l’intervention militaire américaine au Viêt-nam. Lutteur infatigable, il sut aller jusqu’à la fin de sa vie la réflexion du logicien et ("l’action dans le siècle" (Jean Duval. Le Nouveau Dictionnaire des Auteurs. (Op. cité).
63- Je parle de l’attitude de ceux qui font la "loi" dans le milieu astrologique et de ceux qui s’y soumettent en France ou en Italie. Il y a heureusement des exceptions : URANIA, la FDAF, et d’autres astrologues non-conditionalistes qui sont restés de nos amis.
64 - Pour ce genre d’assertion, il vaut toujours mieux avoir des documents. Je les ai.
65 - ...et je précise qu’à la 5e réédition, fatigué de la contre-publicité du détracteur en chef de la revue L’Astrologue, je l’ai retiré des Editions Traditionnelles. Consolation du gérant du fief : l’ouvrage ne se vendait plus. Et pour cause !
Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola
Fonte www.astroariana.com


